Le festival
Histoire | Historique |
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Le Festival des Arts de Iles Marquises a évolué depuis sa création, devenant peu à peu plus ambitieux et plus complet dans ses objectifs.
En 1991, à HIVA-OA, le choix a été porté sur la généalogie «MATATETAU» ou la recherche des liens entre les générations et entre les îles (dans la mythologie marquisienne, toute partie de l'univers, les dieux, les hommes, les astres, les plantes, etc... a une généalogie qui permet de la situer par rapport au reste de l'univers). Les groupes de danses se sont étoffés, atteignant une centaine de personnes, sept grands tambours ont été fabriqués et pour la première fois d'immenses plats communautaires traditionnels «IPO» et «HOANA» ont refait leur apparition. Deux sites, le «MEAE OIPONA» à Puamau et le «TOHUA UPEKE» de Taaoa ont été partiellement restaurés et un Tohua à l'ancienne a été reconstitué au centre d'Atuona. Une publication sur HIVA-OA a été faite par l'archéologue Pierre OTTINO et deux expositions sur SEGALEN et des peintres polynésiens ont été présentées au public.
Le Festival de l'an 2000 organisé en décembre 1999 à NUKU-HIVA a confirmé l'ouverture par la présence de plusieurs délégations de Polynésie Française et du Pacifique (Tuvalu, Rapa Nui, Hawaii). On a pu constater une présence permanente et très importante des différents médias. L'accueil traditionnel des pirogues de HIVA-OA, UA-POU et UA-HUKA sur la plage de Taiohae a été le premier temps fort. Pour la première fois, toutes les îles marquisiennes ont présenté des spectacles et les délégations étaient très importantes et bien préparées : le festival a enfin conquis toutes les Marquises. Encore une fois, l'organisation de cet événement a été l'occasion d'acquérir et de restaurer, sous la conduite d'archéologues émérites, des sites grandioses comme «KOUEVA» à Taiohae et «KAMUIHEI» à Hatiheu. Le thème posait la question du devenir des marquisiens à l'aube du troisième millénaire. Ce festival, inscrit dans le cadre des festivités de l'an 2000, a contribué au rayonnement régional de la culture marquisienne. Les participants, auxquels s'ajoutaient les visiteurs et les passagers du paquebot de croisière Paul GAUGUIN et du cargo mixte ARANUI, furent nombreux et enthousiasmés par la magie des lieux et le caractère particulièrement chaleureux et convivial de l'ambiance générale.
En 2003, le Festival de HIVA-OA doit poursuivre la recherche de nouvelles ambitions en mesurant le chemin parcouru. Le programme, en accord avec le thème «TE HEl TEMEII 0 TE ATI ENATA» affiche clairement ces ambitions. Après avoir recherché les traces du passé et remis en valeur une partie du patrimoine marquisien de demain. Ce Festival sera une véritable porte ouverte à la jeunesse, aux générations actuelles, pour s'exprimer artistiquement et culturellement dans ses savoir-faire traditionnels (sculptures, tatouages, dessins, gravures, danses, chants...) pour un attachement encore plus profond à ce qui est l'essence même de sa culture.
Le programme, en accord avec le thème « TE TUHUKA » affiche clairement ces ambitions…
On nous demande parfois : « A quoi sert un festival culturel ? », nous répondons : « La culture est l’essence même de la vie ou de la survie d’un peuple. Elle nourrit la pensée et l’esprit de l’homme. Elle est le miroir de l’âme ! ». |

